Les onze supporteurs togolais bloqués depuis mardi à l'aéroport de Zaventem, à Bruxelles, sont retournés jeudi à Lomé, a appris la PANA de source diplomatique togolaise à Bruxelles.
L'Office des étrangers, organe de l'Etat chargé d'autoriser le séjour des étrangers en Belgique, a refusé de les autoriser à poursuivre le voyage jusqu'en Allemagne pour assister aux matches des Eperviers à la Coupe du monde de football au motif qu'ils ne disposent pas d'assez d'argent.
Visiblement déçu, l'ambassadeur du Togo en Belgique, Kodjo Sagbo, a déclaré ne pas comprendre l'attitude des autorités belges, soulignant que ces supporteurs togolais disposaient chacun d'un visa en bonne et due forme délivrée par l'ambassade d'Allemagne au Togo.
En outre, ils possédaient tous des billets d'accès aux stades pour suivre les matches des Eperviers et étaient porteurs d'une prise en charge délivrée par la Fédération togolaise de football dans laquelle celle-ci s'engage à payer tous leurs frais de séjour.
En fait, explique-t-on, il s'agissait d'une simple mesure de prudence de la part des responsables sportifs togolais, l'argent du "per diem" étant remis au supporteur à son arrivée en Allemagne. On craint qu'ayant reçu l'argent à Lomé, certains soient tentés de ne plus se rendre en Allemagne.
Informé de l'affaire, l'ambassadeur d'Allemagne au Togo a envoyé une lettre aux autorités belges pour tenter de débloquer la situation en confirmant que les supporters togolais étaient entièrement pris en charge par la Fédération togolaise de football.
Dans les milieux togolais de Belgique, on ne comprend pas l'attitude "inamicale" des autorités belges, estimant que les supporteurs des Eperviers n'avaient aucunement l'intention de demander l'asile politique en Allemagne.
Le renvoi des supporters togolais risque de peser sur le moral des Eperviers, qui ont besoin d'eux pour les encourager lors de leurs deux prochains matchs: le 19 juin à Dortmund contre la Suisse et le 23 juin à Cologne contre la France.