
Togo, 2 Août 2006
Plus de 120.000 personnes vivent avec le VIH-Sida au Togo, 18.000 ont besoin des antiretroviraux (ARV) et seules 5400 personnes bénéficient du traitement par les ARV’’. Les chiffres sont donnés par le Gouvernement Togolais, le 21 juillet dernier, à la fin du conseil hebdomadaire.
Le Sida prend du pas au Togo et dessime la population. Les jeunes et les hommes valides constituent la couche la plus touché par le fléau du Sida.
Le Togo s’était bien lancé dans la lutte contre le Sida mais après, il y a eu une relâche. Aujourd’hui, le préservatif coûte trop cher. Dans les hôtels et auberges des villes du Togo, l'on peut trouver des préservatifs dont le prix varie suivant le temps, l’humeur du vendeur, la tête du client et autres.
Ainsi, le petit paquet de quatre préservatifs masculin (condom) qui coûtait au plus 50 F CFA peut aller jusqu’à 500 F et même 1000 F… Dans les pharmacie, le prix du préservatif est galopant. Aujourd’hui, des jeunes continuent par vivre dans l’ignorance des dangers du Sida. Les projets de sensibilisation, de lutte contre le Sida et le traitement par antiretroviraux sont souvent détournés.
La question de lutte contre le Sida est devenu une affaire, une entreprise qui marche.
La forme de sensibilisation est vétuste, surannée. Selon un communiqué officiel en matière de dépistage volontaire, il existe au Togo 48 centres de dépistages volontaire et autonomes qui ont dépisté près de 60.000 personnes en 2005 avec un taux de prévalence de 12% et qui sont répartis à travers tout le pays.
Et Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil National de Lutte contre le Sida a lancé un appel timide ‘’ à tous les concitoyens de continuer de se protéger contre cette maladie et les infections sexuellement transmissibles.’’
La prostitution prend de l’ampleur à Lomé et dans d’autres villes du pays. Et les actions du Gouvernement et les ONGs restent trop timideset sans grands effets.