
Samedi 11 mars 2006
Le Président togolais, Faure Gnassingbé Eyadema a-t-il décidé de suivre les traces de son père, dans la traque aux opposants ?
A Lomé, en tout cas, c'est le sentiment qui se développe de plus en plus, avec la fuite de l'opposant et candidat malheureux à l'élection présidentielle, Harry Olympio.
Tout est parti le samedi 25 février dernier quand un cocktail Molotov a explosé au camp de la gendarmerie situé au centre ville. Selon nos sources dans la capitale togolaise, avant même l'ouverture d'une enquête sérieuse, pour faire toute la lumière sur cette affaire, une escouade de gendarmes a fait le siège de la résidence de l'opposant.
Selon ses proches que nous avons rencontré avant- hier dans la matinée, c'est depuis les toits de son domicile que Harry Olympio a réalisé que sa maison était encerclée. Il est donc parti pour une destination jusqu'ici inconnue.
Toujours selon son entourage immédiat, il ne peut que s'agir d'une grossière machination, puisque depuis sa cachette, l'opp osant a déclaré avoir été informé par deux coups de fil anonymes des heures avant l'évènement de ce qui se tramait contre sa personne. Harry Olympio est donc activement recherché par les autorités militaires du Togo.
Pour donner du poids à la thèse de l'atteinte à la sûreté de l'Etat, des individus ont été brandis à la télévision et ont avoué avoir été approchés par l'opposant pour porter un coup d'arrêt aux institutions républicaines.
A n'en point douter, la trappe des opposants qui a cours avec l'affaire Harry Olympio reste de compromettre davantage le dialogue social entre le Président Faure Eyadema et Gilchrist Olympio, le leader de l'opposition dite radical, prévu les jours à venir à Rome sous l'égide de l'association Saint Egidio.
Source Le patriote