Il est parvenu à Kantigui que le rédacteur en chef d’un bimensuel de la place a maille à partir avec la police togolaise qui l’a écroué. C’est son directeur de publication qui a alerté le gouvernement burkinabè de la situation de ce confrère sans toutefois en donner les mobiles réels.
Le gouvernement, le Premier ministre en tête, qui a pris l’affaire au sérieux, a tout de suite cherché à faire agir les réseaux diplomatiques pour en savoir davantage et faire libérer "la victime" au plus vite. De sources bien informées, la vérité est que notre confrère, l’une des grandes plumes de la place, a acheté une voiture avec un confrère béninois et sans régler les frais d’achat du véhicule, a tenté de fuir par le Togo. Abus de confiance ?
Alertée, la police togolaise a mis la main sur le fugitif. Celle-ci l’a gardé à vue à Lomé, conformément à la procédure en la matière. Kantigui s’est vu expliquer que face à une affaire de droit commercial privé qui frise la délinquance, que peuvent faire les autorités publiques burkinabè qui malgré leur bonne volonté, pourraient être accusées de non-assistance à journaliste en danger.