La campagne électorale pour les élections législatives du 14 octobre au Togo , est une occasion pour les conducteurs de taxi-motos communément appelés Zémidjan, de réaliser de bonnes affaires en offrant leurs services aux candidats, a constaté APA , dans la capitale Lomé.
Les taxi-motos sont très présents dans les caravanes et lors des meetings des candidats.
Vêtus de tee-shirt et coiffés de casquettes à l’effigie et aux couleurs des candidats, les Zémidjan se font remarquer par leurs klaxons.
« Ils nous paient le carburant pour qu’on batte campagne avec eux », raconte Kossi Afangbédji, conducteur de taxi moto.
« En plus du carburant, les partis politiques nous donnent un peu d’argent pour le travail », renchérit Mathias Magbenda, autre Zémidjan.
Comme supports de communication politique, kes conducteurs de Taxi-motos reçoivent habituellement 5000 CFA pour le carburant et le service. Certains n’hésitent pas à faire le tour des états-majors des partis pour offrir leur service, préférant alors de mettre de côté les considérations partisanes, pour ne privilégier que le gain..
C’est ainsi qu’au cours d’une journée, des zémidjan battent campagne pour différents candidats.
« Ce matin (mercredi) j’ai fait la caravane du MRC et je projette être avec l’UFC cet après midi », confie Mensah Attiogbé, conducteur à Lomé.
« La semaine dernière, j’ai pu travailler pour quatre groupes en campagne, ce qui m’a rapporté 20 000 francs », a-t- indiqué.
Il avoue prendre soin de cacher sa plaque d’immatriculation « pour des raisons de sécurité ».
En plus de servir de supports mobiles aux messages des candidats, les taxi-motos transportent aussi les partisans et les membres des partis politiques, ce qui est rémunéré séparément de la facture à l’état-major.
D’autres ne perdent pas de temps et déclarent effectuer des courses, comme en période de non campagne, dès que l’occasion se présente entre deux meetings.
Les Togolais renouvellent leur parlement le 14 octobre prochain, à l’occasion des élections législatives dont la campagne électorale s’achève vendredi.
Les candidats inscrits sur 395 listes de partis politiques et d’indépendants briguent 81 sièges à l’Assemblée nationale.