
LOME, 24 mars 2006
Les critères de convergence qui se réalisent à moins de 3% du taux d'inflation au sein de l'Union économique et monétaire ouest-africaine( UEMOA) et de la CEDEAO est une bonne chose et dicte à la discipline dans cet espace, a expliqué M. Halidou Ouedraogo, directeur du bureau régional Afrique de l'ouest de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) , ont rapporté vendredi les médias officiels.
M. Ouedraogo, qui participe à une réunion sur le cadre macroéconomique pour la création d'emploi en faveur de l'auto- emploi des jeunes et des femmes en Afrique de l'Ouest, a relevé cependant qu'aucun des pays développés ne va maintenir un taux d'inflation de 3 % si sa jeunesse est au chômage à hauteur de 30 à 40 %.
Il indique qu'il le regrette et se demande pourquoi les pays de la CEDEAO se l'imposent, expliquant que c'est parce que pendant longtemps les économistes orthodoxes ont soutenu que l'inflation pose problème, crée des crises et affecte les consommateurs.
M. Ouedraogo estime qu'il n'y a pas de pourcentage de l'économie monétaire par rapport aux populations qui vivent de l'autosuffisance dans les campagnes des pays de l'Afrique de l'Ouest. "Je suis persuadé qu'un taux d'inflation bien maîtrisé, même s'il est de 10 à 15%, ne va certainement pas affecter la vie des populations", s'est-il justifié.
Selon lui, le cadrage macroéconomique a plusieurs dimensions dont les paramètres comme l'inflation qui va avec la politique monétaire, et les investissements publics qui sont liés aux dépenses publiques et aux déficit budgétaire, en gros à la politique fiscale.
La réunion de Lomé fait une analyse critique du cadre macroéconomique, des instruments, des objectifs des stratégies de développement et des réformes d'ajustement. Elle va proposer des moyens qui permettront d'accélérer la croissance, la création d'emploi des jeunes et des femmes, la réduction de la pauvreté et le règlement des problèmes de chômage et du sous-emploi dans la sous-région.
XINHUA