
LOME, 12 Mai 2006
La révision du cadre électoral au Togo est un "élément essentiel" pour la reprise officielle de l'aide européenne à ce pays, a déclaré jeudi le chef de la délégation de la Commission européenne au Togo Filiberto Ceriani Sebregondi, a rapporté vendredi le site web de la présidence togolaise.
"Sur les 22 engagements pris par le Togo (pour la reprise de l'aide européenne), au moins deux relativement importants ne sont pas encore remplis", a estimé M. Sebregondi au cours d'une conférence de presse.
Parmi ces deux engagements figure "l'accord sur un cadre électoral qui est un élément essentiel dans la décision de l'UE pour la reprise officielle de la coopération avec le Togo", a souligné le diplomate européen.
L'UE a suspendu son aide au Togo depuis 1993, après des violences électorales. Lomé a pris en avril 2004 à Bruxelles 22 engagements démocratiques envers l'UE, dont certains ont déjà été mis en oeuvre, telle que la reprise le 21 avril du dialogue intertogolais auquel participent tous les principaux partis d'opposition togolais.
Les délégués à ce dialogue ont achevé mardi dernier les discussions relatives au cadre électoral. Aucun accord n'a été pour le moment signé par les protagonistes.
Plusieurs points importants doivent encore être débattus, notamment le recensement électoral, la composition de la Commission électorale nationale (Ceni).
Ils devraient aussi aborder les conditions d'éligibilité du président de la république et des députés, ainsi que les modes de scrutin, la réforme des forces de sécurité ou la question de l'impunité.
Les délégués ont par ailleurs terminé jeudi soir les discussions sur les réformes institutionnelles, notamment les modifications de la constitution, a indiqué à la presse le président du bureau de ce dialogue, avocat Yawovi Agboyibo.
"Les débats étaient très ouverts. Chaque partie a donné son point de vue et a formulé des propositions", a indiqué Me Agboyibo, sans autre précision.
XINHUA